29-09-2006

ACTE III scène 12 : Une offre à ne pas décliner

scène 12
 
Verbal, Hockney, Keaton et Mc Manus  sont cachés et attendent Kobayashi.
Celui-ci arrive , monte dans un ascenseur accompagné de deux gardes du corps.
Tout à coup, les deux gardes, s’écroulent raides morts. Surgissent alors les quatre lascars, encerclant l’avocat.
 
KEATON, se plantant devant Kobayashi d’un air décidé
La réponse est non, cher Maître. Nous déclinons l’offre.
 
KOBAYASHI
Mr Söze va être…
 
KEATON, se rapprochant de lui , menaçant
Ecoute-moi bien , fils de pute. Il n’y a pas de Keyser Söze. Si tu répètes une seule fois ce nom, je jure que je te tue ici tout de suite.
 
KOBAYASHI
Etrange menace. J’en déduis donc que vous êtes venu ici pour me tuer de toute façon.
 
MC MANUS, haineux
Souviens toi de Fenster.
 
KEATON
Tu vois, tu es capable de nous trouver, et maintenant tu sais qu’on est capable de  te trouver aussi…
Ok…voilà, tu as une chance de tout laisser tomber. On annule ce job. Chacun rentre chez lui , peinard. On n’entend plus parler de toi, ni toi de nous. On oublie. Il ne s’est rien passé, tout le monde est quitte.
 
KOBAYASHI
Monsieur Sö…mon employeur a pris une décision. Il ne laissera jamais tomber.
 
KEATON
Nous non plus.
 
Mc MANUS
T’as pu avoir Fenster. Tu pourrais en avoir d’autres, mais tu ne pourras pas tous nous éliminer… On t’aura buté avant !
 
KOBAYASHI
Je vous crois, Monsieur Mc Manus. Vraiment. Vous n’auriez pas été choisis si vous n’en aviez pas été capable. Mais je ne peux hélas prendre une telle décision. Ce que vous pourriez me faire serait…ridicule en comparaison du sort qui me serait réservé si je …
 
MC MANUS
J’en ai rien à foutre, moi. Et tu vois, de nous quatre ici, je suis sûrement le seul à vraiment vouloir ta peau. Et tu sais pourquoi, fumier.
 
KOBAYASHI
Je suis désolé, Monsieur Mc Manus.
(à Keaton). Je vous supplie de me croire, Monsieur Keaton. Monsieur Söze est très réel. Et très déterminé.
 
KEATON
C’est ce qu’on verra.
 
Mc Manus place un revolver sur la tempe de Kobayashi. Il ne cille pas.
 
KOBAYASHI
Avant que vous n’en ayiez fini avec moi, vous me laisserez  bien terminer mon travail avec Maître Fineran ?
 
Keaton attrape le bras de Mc Manus et l’empêche de tirer.
 
KEATON
Qu’est-ce que tu as dit ?
 
KOBAYASHI
Edie Fineran. Elle est à l’étage au dessous, dans mon bureau pour préparer une extradition.
J’ai demandé expressément à ce que ce soit elle en personne qui gère ce dossier. Elle est arrivée il y a deux jours.
 
Tous regardent Keaton.
 
KOBAYASHI, faussement résigné
Enfin, tant pis. Faites ce que vous avez à faire , Monsieur Mc Manus.
 
KEATON
TU MENS ! espèce d’ordure !
 
KOBAYASHI
Je mens ?
Allez donc vérifier par vous même.
 
KEATON, en ne lâchant pas du regard l’avocat
Verbal, va voir. Fais-toi discret, qu’elle te voie pas.
Magne – toi.
 
Verbal sort.
 
Les autres restent un long moment sans parler , et se dévisagent.
Mc Manus s’impatiente.
Keaton demeure les yeux rivés sur Kobayashi.
Hockney s’est assis par terre et attend, placide.
Kobayashi reste très calme et droit.
 
 
KOBAYASHI, rompant le silence
Vous feriez bien de me croire, Monsieur Keaton. Sachez que je ne mens jamais. Je vous ai toujours dit la vérité. Et puis, Edie Fineran est la meilleure, vous êtes bien d’accord avec moi. Vous avez eu l’occasion d’éprouver l’étendue de ses … talents.
 
MC MANUS, tournant comme un lion en cage
Ahhh ! Qu’on en finisse ! il nous mène en bateau ! tu vois pas qu’il se fout de nous ? qu’il cherche à gagner du temps ?
 
KEATON
T a gueule. Attends que Verbal revienne.
 
MC MANUS
Et s’il se fout de ta gueule ? a l’heure qu’il est Verbal est peut être en train de se faire buter par d’autres mercenaires à la solde de cette enflure. Et je suis prêt à parier que ta gonzesse est tranquillement chez elle pendant ce temps-là.
 
 
Verbal, revient, essoufflé et effrayé.
 
VERBAL
Elle … est bien là, Keaton. Elle est avec deux grands costauds.
 
 
KOBAYASHI
L’escorte personnelle de Maître Fineran. Qui ne la quitte jamais, pas un seul instant. (sardonique) elle est entre de bonnes mains. Monsieur Söze s’est personnellement occupé du choix de cette garde rapprochée…voyez vous, il tient beaucoup à Maître Fineran.
 
Keaton semble réfléchir intensément et se prend la tête entre les mains comme si ça pouvait l’aider. Les autres sont pétrifiés.
 
KOBAYASHI, reprenant de l’assurance
Bien. Gardez votre énergie, Messieurs.
Le bateau sera prêt vendredi.
Si je vous revois d’ici là, vous ou certains de vos amis, je vous garantis que Maître Fineran sera victime des pires sévices… avant de mourir. Imaginez sa jolie petite tête lorsque nos amis en auraient fini avec elle…Monsieur Söze a beaucoup d’imagination et rien , pas même une jolie femme, ne saurait l’attendrir. Ce serait dommage pour moi de perdre une confrère aussi talentueuse mais…il ne tient qu’à vous qu’une telle horreur ne se produise pas.
(plus direct :)
s’il m’arrive quoi que ce soit, elle mourra.
Si vous tentez seulement de vous approcher encore de moi elle mourra.
Si vous vous approchez d’elle, elle mourra.
Si vous tentez un coup de fil, un contact quelconque, …elle mourra.
 
De même que votre père, Monsieur Hockney.
Et votre Oncle Randall en Arizona, Monsieur Kint.
Oh…Je pourrais me contenter de castrer simplement David,  le neveu de Monsieur Mc Manus…
 
 
Voilà… ai-je été clair ?
Tenez-vous tranquille, menez à bien la mission que nous vous avons confiée et tout se passera pour le mieux.
(il leur sourit)
Bien. Sur ce , si vous voulez  bien m’excuser…j’ai du travail.
Au plaisir, Messieurs. Et ne ménagez pas votre peine. Monsieur Söze compte sur vous. Bonne fin de journée.
 
Il sort. Les autres restent comme pétrifiés.
 
Noir.
 
 
 

Publié par theatrefeuilleton dans Non classé | RSS 2.0

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