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17-09-2006

Acte II : scène 6 : Les choses sérieuses commencent …

ACTE II

Scène 6

L’intérieur d’un appartement assez chic, classe.
Quelqu’un frappe à la porte.
Keaton apparaît , en peignoir et fumant une cigarette. Il va ouvrir.
C’est Verbal.

KEATON
Qu’est-ce que tu fous ici ? Comment tu m’as trouvé ?

VERBAL
Ben j’ai demandé aux flics du centre ville, ils ont été ravis de me rendre ce service.

Keaton semble maudire quelqu’un en soupirant et fait signe à Verbal d’entrer.
Verbal entre et s’asseoit sur le canapé, regardant Keaton avec attention. Il regarde et admire la décoration de l’appartement.

Edie entre dans la pièce en pantalon de jogging et chemise d’homme. Elle ne voit pas qu’il y a un visiteur.

EDIE
Dean, qui c’était à la p…

Elle se fige en voyant Verbal sur le canapé.
Verbal essaie de lui sourire, nerveux.

VERBAL
Comment allez-vous ?

KEATON, gêné
Verb-Roger, voici Edie Fineran. Edie, voici Roger Kint, il était…

EDIE froidement
Je sais qui il est.

VERBAL
J’espère que je ne vous dérange pas…

EDIE, d’un ton peu amical
Je l’espère également, Monsieur Kint. Voulez-vous boire quelque chose ?

VERBAL
Un verre d’eau serait parfait.

Edie jette un regard de colère à Keaton en passant devant lui pour sortir de la pièce.
Keaton essaie de se contenir mais il est visiblement lui aussi énervé.

KEATON, plus bas
Que diable fais –tu ici et qu’est-ce que tu veux ?

VERBAL se levant et marchant vers lui.
Je voulais te parler. Les autres…

KEATON
Je t’ai rendu service la nuit dernière en prenant ton parti. Mais ne t’imagines pas qu’on est potes . je suis désolé, mais j’ai autre chose à fai…

VERBAL
Ils vont le faire.
Trois millions de dollars, peut-être plus.

Keaton reste sans voix.
Verbal se rassied sur le canapé.

VERBAL bas
Ils m’ont envoyé te faire une offre. On a besoin d’un cinquième-un chauffeur. C’est tout ce que t’aurais à faire.

Edie revient avec un verre d’eau qu’elle tend de façon peu engageante à Verbal.
Il boit le verre lentement. Edie demeure plantée face à lui, blanche de colère, le mettant dans une situation peu confortable.
Un malaise général plane.

EDIE
Peut-on connaître le but de votre visite, Monsieur Kint ?

VERBAL
Euh…

EDIE
Vous voulez proposer un coup à Dean, je me trompe ? A moins qu’il ne s’agisse de quelque chose de plus original ?

KEATON
Edie, s’il te plaît !

EDIE
Je ne sais pas pourquoi vous êtes venu. Mais nous ne voulons rien avoir à faire avec vous.

KEATON
Ca suffit , Edie. Tu vas trop loin.

Keaton prend Edie par le bras et tente de l’entraîner vers une autre pièce. Elle se dégage, la colère fait place à la rage.

EDIE
J’ai passé la dernière année à le sortir de tout ça ! je ne vous laisserai pas faire ! qu’est-ce qui vous fait croire que vous pouvez…SORTEZ ! sortez de chez moi !

Keaton la tire plus fort par le bras, mais elle se dégage et le repousse violemment.

EDIE
Ne me touche pas. Ne me…

Elle sort brusquement de la pièce. On entend une porte claquer.

Keaton se prend la tête entre les mains et semble torturé.
Puis il lève les yeux et lance à Verbal un air mauvais.

KEATON
Casse-toi.

VERBAL
Laisse –moi juste t’expl…

Soudain, Keaton explose.
Il attrape Verbal par le col et le soulève du canapé, et le traîne sans effort vers la porte. Il l’ouvre et essaie de pousser Verbal dehors.

VERBAL
Ne me fais pas de mal !

KEATON
Te faire du mal, espèce de fils de pute ?je pourrais te tuer.

VERBAL très vite
Ils vont se faire le service taxi.

Keaton s’arrête.
Une pause.

VERBAL
Le service taxi de New York.

KEATON
Ils…c’est n’importe quoi. Ils n’opèrent plus.

VERBAL
Mc Manus a un pote dans la quatorzième Ils vont ressortir pour une livraison-jeudi. Des émeraudes. La marchandise doit être livrée à un commanditaire qui nous filera le fric.

KEATON
Quel commanditaire ?

VERBAL
UN… un type en Californie. Son nom c’est Redfoot.

KEATON
Jamais entendu parler.

Keaton essaie toujours de mettre Verbal dehors. Celui-ci l’attrape par le col et s’agrippe à lui.

VERBAL
Tu dois venir ! s’il te plaît ?

KEATON
Mais qu’est-ce que tu me gonfles à la fin ? qu’est-ce que ça peut vous foutre que je vienne ou pas ?

VERBAL
Ils…ils me connaissent pas. Toi si. Ils me prendront pas si toi tu viens pas. Regarde moi. J’ai besoin de toi. J’ai besoin de ce coup.

KEATON
Ah, laisse tomber.

VERBAL
Me dis pas que toi aussi, t’en n’as pas besoin. Est-ce que cet endroit t’appartient ? (il désigne du doigt l’appartement et sa décoration)

Keaton est incapable de répondre.

VERBAL
Ils ne nous lâcheront jamais, tu le sais ça. Jamais . tu crois que ton business marche ? a d’autre … j’ai entendu votre conversation- je l’ai pas fait exprès- en sortant du commissariat. T’es grillé, Keaton. Avec ce coup, non seulement, on se fait le blé, mais on les touche là où ça fait mal…t’imagines, un trafic de flics ripoux qui se fait braquer… qu’est-ce qu’ils pourront faire après.

Keaton lâche Verbal et revient en arrière, il réfléchit.

VERBAL
De toute façon , même si tu te tenais à carreau le restant de tes jours, même si tu te faisais blanc comme neige, ils ne te foutront jamais la paix.

Un silence.

VERBAL
Je ne critique pas, ma foi, peut-être que tu t’es trouvé un bon job de gigolo avec cette avocate ? peut-être que tu joues bien la comédie et qu’elle continuera à te nourrir, te loger, t’habiller, te sucer…sympa ton peignoir…c’est de la s…

KEATON balance son poing dans l’estomac de Verbal qui se retrouve à genoux. Il halète , tousse et peine à retrouver son souffle.

KEATON
Ferme ta gueule. Dégage ou je t’en balance une autre, pauvre merde.

VERBAL
Ok, ok, j’aurais pas dû. Excuse-moi. Je croyais que c’était du pipeau, votre histoire. Pour te refaire une virginité.
Mais si tu dis que vous êtes vraiment ensemble, ok je te crois, c’est cool. Excuse-moi.

Keaton va vers Verbal, qui était sur le point de s’écrouler, le relève et l’assied sur le canapé. Il s’asseoit à côté de lui.

Il sort un paquet de cigarettes de sa poche et en allume une pour chacun.

KEATON
Je m’excuse.

Verbal prend une cigarette, prend quelques bouffées et se met à tousser, essaie de reprendre son souffle en tenant son estomac à deux mains, et souffre visiblement.

Après un temps :

VERBAL
Non, Je suis allé trop loin.

KEATON, se rendant compte que Verbal est mal en point
Ça va ?

VERBAL
Ca va aller.

KEATON
Je suis désolé.

VERBAL
Oublie ça.
Je chierai probablement du sang cette nuit.

Keaton se met à rire. Verbal réfléchit un moment puis se met à rire aussi.
Le rire de Keaton se ralentit et il réfléchit.

KEATON
Comment vont-ils opérer ?

VERBAL
Mc Manus voulait les buter. Mais j’ai un plan pour tuer personne.

KEATON
Trois millions ? c’est bien ça ?

VERBAL
Plus peut-être.

KEATON
Sans tuer personne ?

VERBAL
Pas si on le fait à ma manière.

Long silence, ils fument.

KEATON
J’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus.

Verbal ne dit rien mais il a un léger sourire.
Il sait qu’il a gagné.
Noir.

Voix de VERBAL
Le service taxi de New York n’était pas un service de taxi ordinaire. C’était une organisation de flics corrompus qui participaient à toutes sortes de trafics, et qui convoyait toutes sortes de marchandises
( fric, drogue, bijoux…) à travers la ville. C’était imprenable. Pour 100 dollars le kilomètre, on pouvait avoir une bagnole officielle avec escorte de police , avec les badges et tout.
Après quelque temps, quelqu’un a commencé à se poser des questions et le service s’est fait plus discret. Malgré tout, la police des polices voulait les pincer la main dans le sac…
Alors forcément ça permettait de faire d’une pierre deux coups : on baisait les flics de NY et on se faisait trois millions ! Et pour ça on y a mis tout notre cœur…
Ca a été un vrai travail d’équipe : Mc Manus s’est amené avec le job, Fenster s’est occupé du camion, Hockney de l’informatique, moi, j’ai organisé le truc pour qu’il y ait pas de morts, et Keaton a mis la touche finale. La cerise sur le gâteau comme on dit…

Posté par theatrefeuilleton dans Non classé | Pas encore de commentaires »

17-09-2006

J’aime beaucoup ce qu’ils font…

En attendant la suite ( qui ne saurait tarder) des aventures de Keaton and co, rendez-vous sur les sites de Maxime et Franck ( réservé aux lecteurs, les vrais !!!)

liens : www.maximechattam.com

www.auteursdunord.com

à très bientôt…

Posté par theatrefeuilleton dans Non classé | Pas encore de commentaires »

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