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06-09-2006

ACTE I SCENE V : La sortie – A bientôt pour le 2ème acte…?

ACTE I

Scène 5

Devant le bureau de police, Keaton est sur le trottoir, et attend quelqu’un en fumant.
De l’autre côté de la scène , (de l’autre côté de la rue),   Hockney, Fenster, et Mc Manus discutent.
 
Edie Fineran sort brusquement  et se dirige vers Keaton, elle est furieuse.
 
EDIE
Il viennent  de me dire à l’instant qu’ils ne pouvaient pas te libérer avant ! Foutaises !
Tu peux le croire ?Tu n’étais même pas accusé. Bon sang, la police de New York !
Elle regarde Keaton avec tendresse et lui prend le menton dans la main.
Je veux prendre des photos de ton visage et les apporter au district attorney demain matin à la première heure.
 
KEATON, se dégageant doucement.
Oublie ça.
 
Il regarde les autres.
 
EDIE
Certainement pas. Il n’en est pas question, tu m’entends ?
 
Un silence.
 
EDIE
Je mènerai cette affaire devant le grand Jury lundi. Voies de fait , je vais les …
 
KEATON
Edie, s’il te plaît…j’ai pas envie de parler de ça, d’entendre ça maintenant.
Qu’ont dit les français pour le restaurant ? ca les intéresse ? ils ont reparlé du prix ? ils ont fait une proposition ?
 
Elle le regarde fixement.
 
EDIE, embarrassée
Ils veulent un peu plus de temps pour réfléchir.
 
KEATON, l’air désespéré
Oh Bon Dieu…
 
EDIE
Ils ont juste dit qu’ils voulaient du temps…
 
KEATON
Du temps pour quoi, Edie ? du temps pour se renseigner sur moi, voilà pourquoi ! peu importe tout ce que tu as fait pour couvrir mon passé, ils trouveront, tôt ou tard. Ils trouveront qui je suis.
 
 
 
EDIE
Fais-moi un peu confiance. Je te tirerai de là, allons devant le Grand Jury ! je prouverai ton innocence. Les français seront pleinement rassurés de savoir que c’était une erreur. Ca ne s’arrêtera jamais si…
 
KEATON  lui coupant la parole
Ca ne s’arrêtera jamais, point. Ca ne prendra pas plus d’une semaine pour que tous les investisseurs de cette ville nous fuient comme la peste. Non, c’est fini. JE suis fini (il se désigne avec un geste de désespoir)
 
A cet instant, Verbal sort à son tour et en claudicant, va rejoindre les autres.
 
EDIE
Ne me laisse pas tomber maintenant, Dean. On peut s’en sortir. Pense à tout ce que tu as traversé, à tout ce qu’on a traversé, ensemble. On ne va pas se laisser abattre maintenant ! j’ai bataillé pendant plus d’un an pour te faire sortir, on a monté ce restaurant ensemble, c’est notre vie à tous les deux dont il s’agit. Tu n’es plus seul, Dean. Fais-moi confiance.
 
KEATON
Ca ne s’arrêtera pas.
 
EDIE
Je t’aime. Nous sommes en train de construire une nouvelle vie, ne les laisse pas tout gâcher. Laisse-moi faire, s’il te plaît.
 
KEATON à lui-même
Ils m’ont brisé cette nuit.
Tu vois Edie, ce n’est pas les coups qui me font mal ( il désigne ses ecchymoses), ça je m’en fous, j’en ai connu bien d’autres, mais c’est ce … sabotage avec les français. C’est foutu.
 
EDIE, triste
Dean, tu m’entends ? Je t’aime.
 
Keaton regarde à nouveau les quatre autres.
 
EDIE, lui caressant doucement le visage
Allons à la maison. On s’inquiétera de ça demain.
 
Keaton et Verbal se regardent un long moment pendant que les trois autres discutent.
 
KEATON
Hein ?
 
EDIE
Viens à la maison avec moi, s’il te plaît. Dean ?
 
Brusquement, Edie réalise qu’il est captivé par ce qui se passe entre les quatre autres.
Elle prend Keaton par le bras et l’entraîne doucement.
 
EDIE
Viens , rentrons à la maison, Dean.
 
KEATON distant
D’accord.
 
Edie et Keaton quittent la scène.
Verbal les suit des yeux pendant que les autres discutent.
Noir.
 

***

 

Et voilà !!! Fin du 1er acte ….

 

Avant de vous dévoiler la suite, j’attends vos commentaires !

A bientôt

 

 

 

Posté par theatrefeuilleton dans Non classé | Pas encore de commentaires »

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